• Alissa PELATAN

L'interview innovante - The Good Company

Mis à jour : 21 nov. 2019



The Good Company, pourquoi ? pour qui ?

Pour être utile et créer le changement.

Nous pensons que l'on peut agir pour un monde meilleur en donnant du sens à ce que l'on fait et en inventant un nouveau modèle d'agence, plus responsable dans son organisation et plus responsable dans son offre. 


The Good Company opère principalement dans les domaines du "goodvertising", de la "communication for good" et de la "communication responsable". Notre offre est structurée autour du conseil et de la création. Notre équipe multiculturelle et multidisciplinaire est capable d'accompagner les annonceurs du conseil en amont (business, brand, innovation) jusqu'à la création en aval. Nous pensons qu'il ne doit pas y avoir d'antinomie entre responsabilité et rentabilité. Nous nous adressons à la fois aux annonceurs qui s'inscrivent déjà dans une démarche responsable, mais surtout à la grande majorité des marques qui prennent conscience qu'elles ne peuvent plus continuer à faire comme elles faisaient jusqu'à présent, et qui cherchent à aller sur le chemin de plus de responsabilité. 


Ce qui nous importe, c'est de travailler avec des marques qui sont dans une démarche sincère (et non de greenwashing) et qui veulent avoir un véritable impact positif. Il est peu probable que nous travaillions un jour avec des marques de tabac ou des vendeurs d'armes!

C’est une entreprise sociale et solidaire, pourquoi ?


L'agence est une entreprise sociale et solidaire déjà de par son mode de gouvernance responsable. En effet, 20% des actions de l'agence sont détenus par ses salariés.

Nous avons également mis en place des dividendes prioritaires distribués aux salariés. 10% des dividendes sont prioritairement versés aux salariés sociétaires avant tous les autres investisseurs. 


Par ailleurs, nous avons rédigé une charte éthique qui régit un certain nombre d'engagements de l'agence en matière sociale, environnementale et économique. Afin d'aller plus loin que la simple déclaration, nous sommes en cours de labellisation et nous annoncerons officiellement le label choisi dans quelques semaines. 

Enfin, l'agence reverse chaque année 1% de son chiffre d'affaires à 1% FOR THE PLANET afin de soutenir des organisations environnementales. 


Qu’est-ce qui vous a fait prendre conscience de la nécessité de proposer des services tels que ceux que vous proposez ?


En tant que citoyens, nous constatons que les entreprise en général, et les marques en particulier, ne saisissent pas leur chance de pouvoir changer les choses. En tant que professionnels du secteur, nous rencontrons beaucoup de talents insatisfaits dans leur travail.

De quoi êtes-vous fiers ?


D'être la première agence de publicité française à être devenue membre de 1% FOR THE PLANET - organisation internationale à but non-lucratif lancée en 2002 aux Etats-Unis par Yvon Chouinard, fondateur et propriétaire de Patagonia, et Craig Mathews, ex-propriétaire de Blue Ribbon Files - dont la vocation est d'accroître la philanthropie environnementale et d'augmenter l'impact de terrain des actions menées par les associations de protection de l'environnement. The Good Company s'engage dorénavant à reverser 1% de son chiffre d'affaires aux associations environnementales référencées par 1% FOR THE PLANET.

Quels sont les défis qui vous restent à relever ? Quelles sont vos projets pour l’avenir ?


Nous avons plusieurs défis à relever mais le plus grand défi de The Good Company est de réussir à concilier exigence et bienveillance. La communication est un secteur extrêmement concurrentiel. L'AACC (Association des Agences-Conseils en Communication) estime qu'il y a environ 15 000 agences de communication en France. Les appels d'offres sont très difficiles. On commence à 3 agences dans le meilleur des cas, et à 8 agences dans le pire des cas. Il n'est pas seulement indispensable d'être talentueux pour gagner une compétition dans notre métier. Ce qui va faire la différence, c'est le travail et l'exigence. C'est facile d'être exigent avec les autres en faisant l'impasse sur la bienveillance. C'est encore plus facile d'être bienveillant en étant peu regardant sur l'exigence. Il est extrêmement difficile de concilier les deux, à la fois pour soi-même et pour les autres. 


Chez The Good Company, nous avons envie de démontrer que c'est possible de gagner et de réussir dans un secteur super dur et super concurrentiel, tout en ayant des valeurs, tout en étant bien entre nous, sans faire de dommages collatéraux.

Ce n'est pas un hasard si vous avons choisi le nom "The Good Company". Il y a à la fois une dimension macro avec "business for good", "tech for good", "good for the planet", etc., et à la fois une dimension micro. Cela signifie être en bonne compagnie, arriver à réussir en se comportant de manière respectueuse les uns envers les autres, envers les partenaires, envers les clients. Il est là tout le challenge de The Good Company.


A très court terme, souhaitez-vous nous parler d’une actualité de l’entreprise ?


"DEVENEZ HEROISTE - Et si la responsabilité des marques était le nouveau R.O.I ?"

Le 12 septembre prochain, dans le cadre d'un débat animé par Thierry Keller (co-fondateur et directeur des rédactions d'Usbek & Rica), des experts témoigneront des liens qui existent entre démarches responsables et résultats concrets, entre ce qui relève du "business for good" et du "good for business". Les intervenants exploreront notamment les effets bénéfiques des actions et communications responsables ainsi que la notion de "Return on Responsibility".


Les intervenants seront :

Agathe Sanson, directeur du marketing stratégique, de la communication et du mécénat de CNP Assurances

David Garbous, directeur du marketing stratégique de Fleury Michon

Thomas Kolster, expert international en communication responsable et auteur de l'ouvrage Goodvertising, la publicité créative responsable

Vincent Touboul-Flachaire, fondateur et CEO de Goodeed,

Luc Wise, fondateur et CEO de The Good Company

Nous répondrons aux questions suivantes :

La publicité peut-elle être une force constructive ?

Peut-elle être porteuse de changements positifs sur le plan social et environnemental ?

La communication responsable est-elle efficace ?


Si vous pouviez donner un conseil à un entrepreneur, qui hésiterait à se lancer dans l’aventure de l'entrepreneuriat social et solidaire, lequel serait-il ?


L'ESS représente aujourd'hui près de 2,3 millions d'emplois, soit plus de 10% de l'emploi salarié en France, et plus de 100 000 nouveaux emplois chaque année. C'est un secteur économique performant et nous avons tout à y gagner, alors foncez !

Le cabinet AMP Avocat est un des premiers cabinets français à accompagner les entreprises dans leur transformation en entreprise à impact ? Que pensez-vous des services d’accompagnement que nous proposons ?

Il est indispensable pour les entreprises en cours de transformation de pouvoir être accompagnées par des partenaires comme le cabinet AMP. Ses services sont adaptés et très utiles à notre développement, notamment dans notre approche de recherche de labellisation.

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